Lundi 29 mai 2006
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Vendredi 14 mai 2006 14h00 Vitry sur Seine (Paris)
Je ne respire plus ! Il faut que je m'en aille. Le TGV de la libération, celui qui me ramène dans le sud-ouest à Bordeaux part à 14h40. Trois jours à Paris pour moi c'est beaucoup... c'est le travail ! Pour profiter faut bien bosser ! Même si je n'ai pas à me plaindre des conditions d'hébergement... Pensez un **** étoiles dans le 7éme j'ai connu pire ! En attendant c'est bouché sur le périph. Nonobstant une odeur persistante d'échappement de bagnole, et un concert de klaxons pour indiquer que le feu est vert, je suis content. Dans 5 HEURES au Max. Je suis sur l'eau !!! Mon bassin me voilà.
Programme : Arrivée du train à 17h40. Départ sur Piraillan 18H ! Récupération de MACHAQUEEN tant qu'il y a de l'eau dans la conche, et zou ! Je file sur Arcachon. Le programme du week-end est simple. Nous sommes onze et nous passons le week-end à l'île. Départ du port vers 12H00 !
Huîtres fermées ! Ce n'est pas vrai qu'ils nous refont le coup ! L'autoradio calé sur Europe 1, j'apprends la nouvelle. Comme l'année dernière "par principe de précaution" on ne vend plus d'huîtres au cas ou ! Des souris sont mortes on ne sait pas trop pourquoi, ni si les tests sont bons... Ce que je sais c'est que les huîtres sont bonnes j'en mangerai demain autant que ma gardale pourra en contenir.Hé ! chiche que je serai vivant ?
Ce n'est pas le concert de quelques mounaques d'un laboratoire d'Arcachon et de politiques plus soucieux de bien ouvrir le parapluie au cas ou il leur tomberai quelque chose sur la tête, qui va changer la moindre des choses. des huîtres demain j'en veux, il m'en faut... Pour certains c'est la clope, pour moi c'est les huîtres !
je pense à Bruno... terminé il n'y a plus rien à voir ! Faut les ramener au parc les diploÏdes et les triploïdes ! Tes huîtres tu sais comme la majorité des gens pas trop cons qu'elles sont excellentes.
Ton banquier le sait aussi, va falloir pourtant faire avec...
Mais tu dois t'y faire ! Le principe de précaution tel qu'il existe aujourd'hui (entendons par principe de précaution "la peur d'être responsable") médite pour un monde parfait. Plus de "gastro", plus de gros caca liquide, que des merdes calibrées, étalonnés et millimétrés. Bientôt par principe de précaution on bouffera tes huîtres avec des gants... Obligatoire... c'est vrai ! au cas ou on se couperai...
Allez courage ! dans 30 minutes j'arrive, On va boire l'apéro au bord de l'eau, (tant que c'est autorisé), par principe de précaution on en boira deux ou trois pour être sur de ne pas manquer.
Bernard le skipper de MACHAQUEEN a remis le T- shirt "solidarité"...
Par serge lambert
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Mercredi 3 mai 2006
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22:17
BM 14h38 PM 20H51 coef 76
Beau mais pas chaud, mais le mot "beau" est là, nos amis aussi, et c'est bien le principal.
Nathalie et Christine s'occupent du tiap. Franck et moi du pétrole. On fait un peu les gnaous en attendant Thierry ,Valérie et les enfants. Mathilde est concentrée dans son estey pour ramener un max de crabes à son père. Recette de la soupe aux crabes "méthode Aurélien" dans un prochain article.
Thierry à son arrivée n'a qu'une mission : piccoler et faire des photos. Le pique nique nous le passons au banc du Courbey. Paté, Bordeaux rosé, brebis, claquos, et Médoc rouge "Chateau des Cabans"remarquable rapport qualité prix" nous donne un joli sourire. Pas un "chat" juste un Arcoa qui dérive silencieusement, en péchouille.
Les enfants pêchent aussi mais au saucisson et au "Bayonne. Valérie a les yeux qui pétillent. C'est le "blanc" et certainement le plaisir d'être ici, avant un retour programmé à Grenoble. C'est un peu dur pour notre bordelo-béarnaise mais la vie et le travail nous mènent parfois vers des caps et des latitudes qui ne sont pas toujours les nôtres.
Arguin est toujours à sa place, c'est encore plus beau quand il n'y a que trois bateaux. Ici les terres sont océanes. Nos pieds baignent dans le cristal, celui d'une eau pale, pure, dont les teintes vertes se mêlent à la couleur paille du sable.
Des sternes nous engueulent pour nous rappeler qu’ici c'est pas chez nous. Un garde de la SEPANSO fait de même de façon très courtoise pour nous indiquer nos limites de pêche.
Par serge lambert
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Dimanche 23 avril 2006
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22:37
COEF 54 PM 14H53 BM20H45
Valeureux Yamaha de 2.5cv qui propulse l'annexe AX2 vers le corps-mort 9-290 en dernière ligne. Ne tombes pas en panne mon petit biquet ! (tu toussotais bien hier) , le noroit nous mène la vie dure et j'aurai la cagne de rentrer à la rame, d'autant que le courant est un minimum costaud...
L'avantage du "pneu" c'est qu'il tient bien sur l'eau , je me sens juste légèrement humide... Au loin la brume de chaleur cache la côte d'Arcachon ! Oui la brume de chaleur...
Direction "Afrique" par l'estey . Nous sommes dimanche et déjà de nombreux points blancs vers Gahign on sont les signes évocateurs d'une fréquentation massive de bateaux au mouillage devant les "cabanes".
La foire c'est pour bientôt...
Afrique...
Hier au descendant j'ai vu un magnifique PRESTIGE 32 (vedette à Fly JEANNEAU) repartir plein pot, en panique, le niard avait du oublier la double ligne d'arbre de son bateau... interdiction de s'échouer...
Je cause pas d'un autre qui est rentré dans l'Estey comme un âne à 15 noeuds au moins... Celui là je vais bientôt le retrouver à la même vitesse dans les zones de corps mort...
Bref c'est à Afrique que MACHAQUEEN va s'échouer : Total 3 bateaux . Pas de musique, pas de cri, pas de jet ski, juste une nuée de courlis .On se baigne. Je bois une glute, Mathilde donne du saucisson aux crabes, Nathalie dort...
Vers 15 heures Sophie et Bruno, passent nous faire la bise. Je prends au passage une leçon de navigation en basse eaux , ou comment rentrer avec 30 centrimètres d'eau quand MACHAQUEEN cale à 40 centimètres
comprendre les mots ? cf article "lexique pour mieux comprendre)
Par serge lambert
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Samedi 22 avril 2006
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13:47
Coef 42 PM 13H35 BM 19H25
Pas un nuage ! C'est grand bleu ce matin, il était temps, ras le bol de la grisaille.
Pas trop d'eau devant Piraillan ce matin pour s'approcher avec MACHAQUEEN, faut que je récupère Nathalie et mathilde qui ne font pas le voyage en annexe pour rejoindre le corps mort.
Et voilà ! on cale dans la hagne!!! ..Bruno me conseille de suivre le mini estey (si on peut parler d'estey ) qui mène à son bateau devant le quai mais je ne vois rien. Peu d'eau, mais de l'eau partout... Je ne sais plus s'il s'agit d'une ballade terrienne ou marine !
Bien, maintenant il faut descendre et pousser . Courage, MACHAQUEEN ne pése que 2 tonnes et quelques 700kg ! Une sinécure... L'eau n'est pas froide, l'eau n'est pas chaude, c'est l'eau d'avril... Le soleil m'endormait maintenant je suis réveillé.
Nathalie et Mathilde attendent patiemment sur la plate de bruno pendant que je me traite de con, et que j'agrémente mes phrases de merde, bordel, couilloun... Je rale proportionnellement à mon bonheur, ma place, je la laisse à personne.
Le programme est simple : pique-nique et baignade à l'île, les seiches attendront un peu. Un seul but : repos, et silence. Les tchanquées ne sont pas, ou plus confidentielles loin s'en faut, mais avant que cela ne ressemble à la rue Sainte Catherine à Noël, il y a encore un peu de temps... alors profitons en.
Au calme...
J'oublie le pinard ! une sortie sans pinard, c'est un peu comme aller dans un bon resto et boire de l'eau... il manque un truc. Et puis le brebis AOC OSSAU IRATY avec un verre d'Abbatilles on peut mieux faire...
Mathilde se baigne, elle ramasse trois quatre coutoye, elle mêne la vie dure à deux trois valeureux crabes, les minutes s'égrennent, les heures passent... ça va...
Le retour à Piraillan préfigure un apéro chez Bruno, ou, face à l'île, et au calme de la marée du soir, quand le vent fait la pause et supprime les quelques rides sur l'eau ,un verre n'attendra pas le second, le troisième fera pétiller nos yeux, et sur que l'on aura encore un peu soif s'il continue à faire aussi doux...
Par serge lambert
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Dimanche 19 mars 2006
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10:35
Fait pas chaud, il pleut mais ce n'est pas grave. Les deux moteurs YAMAHA 115CV AETL de MACHAQUEEN veulent "sortir" prendre l'air et moi aussi. Nathalie est couverte comme en décembre, Mathilde idem son jeannot lapin lui ne craint ni le froid ne l'humidité..
cicatrice sur l'horizon : l'île aux oiseaux
Cap sur les "tchanquées" par le chenal de l'île, et pratiquement plus d'eau à l'entrée de Gahignon, les crassats jaunes et verts apparaissent sous fond de ciel gris nacré et tourmenté. Les aigrettes sont maintenant au boulot. Enfin une éclaircie ! Un halot de lumière jaillit du ciel et donne à l'eau des reflets de pailles; les couleurs s'emmêlent les pinceaux ! On se croirait à l'intérieur même d' une toile de Philippe DUBOIS (cf article ces gonzes là).
fin de journée à Gahignon face aux cabanes
La superficie de l'île varie de 300 à 1000 hectares selon les marées. Rien que cette idée m'inspire les prochaines parties de pêche à la coutoye, car c'est bien lorsque la marée libère la terre pour six heures que l île aux oiseaux est la plus belle.
Paysages lacustres et incertains, ruissellements plaintifs d'eaux prisonnières d'éphémères baïnes, bulles et bruits imperceptibles; les gris, les verts les jaunes que dominent haut en couleurs les contours de l'île ne sont pas fadasses. Ils sont l'expression même de l'authenticité, et du retour aux sources...
Le grand Cocteau ( 1889-1963) aimait tremper ses jambes de "tit" dans la hagne... On aurait pu penser qu'il avait la "coquille au cul" quand il s'agissait de péchouille... Il a laissé le nom d’AFRIQUE à un estey et un secteur de l'île... souvenirs de voyages semble t'il...
C'est limite pour contourner l'île par le Pélourdey, on va passer par le Courbey et retour à la maison. MACHAQUEEN s'est comporté comme un chef.
plan général de l'île
Par sergio
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Samedi 18 mars 2006
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23:21
Machaqueen II est à l'eau. ! adiou le port de travail d'Arcachon ! cap vers le noroît ! Corps mort 9-290 Zone Grand Piquey face au Port de Piraillan. Une éclaircie me redonne le sourire, la mer s'illumine des quelques pales rayons du soleil de mars; l'air reste frais, l'odeur l'iode et de varech s'empare de muqueuses... Bernard allume sa clope, le bonnet vissé sur sa tronche, passe le vol de quelques calhocs... qui semble nous accompagner...allez on boit un coup ? Champagne ! c'est pas local mais on est pas raciste, et puis il faut bien marquer l'évènement. La saison recommence, c'est la le plus important ! Ça y est je suis chez moi ...
zone de corps mort cote noroit
Par serge lambert
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Dimanche 12 mars 2006
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18:20
retrouves dans cet article les gens d'ici (mise à jour régulière)
Bruno Raymond : Ostréiculteur de métier et de passion, ce parqueur aime la vie et les bonnes choses qui vont avec (pour Sophie sa femme, ma cousine que je tiens à rassurer je ne parle pas des femmes quand je dis la vie et ce qui va avec... des parcs au Courbey, et à Arguin.
Des huîtres excellentes, et une façon remarquable de faire cuire et de relever les crevettes et les bigorneaux qui vous donne soif... idéal pour continuer l'apèro plus tard que prévu...
Bruno raymond en action
Philippe DUBOIS : N'en déplaise aux autres, mais c'est le peintre du bassin. Né à TAUSSAT, il est venu tardivement à la peinture, puisqu'il a fait ses premières expositions en 1978. il est attiré par le Nord, ses gris, les élements déchirés, les horizons et les paysages dénudés.
port ostréicole d'Andernos, à l'entrée...
Parcs au
banc d'arguin
Par sergio
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Samedi 11 mars 2006
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21:56
retrouves dans cet article tous les mots d'ici, ce qui "font" le bassin, et par extension : la région... (mise à jour régulière)
cagne : avoir la cagne c'est avoir la flemme
coquille au cul : Quand tu as la coquille au cul c'est que tu débutes... un peu comme un poussin qui vient de naitre.
coutoye : Et oui la coutoye c'est pas le couteau, c'est la palourde ! Et dieu sait s'il y' en a ici !
crassat : C'est la partie basse sablo vaseuse qui découvre à chaque marée.
estey : Il y en a partout les plus grands ce nomment "Afrique" la "Réousse"... beaucoup n'ont pas de nom ou alors celui que l'on veut bien leur donner. Un estey c'est un chenal dans tous les cas jamais trop grand et découvrant plus ou moins à marée basse. Les esteys rejoignent les chenaux principaux. Si tu vas à la pêche aux crabes, aux crevettes (si si il en reste) à marée basse tu sais de quoi je parle.
glute : Une bière
hagne : La hagne c'est la vase, (pas la boue comme disent les parisiens)...
niard : Le type, le gonze
noroit : la cote noroit c'est le coté lége cap ferret , le vent de Noroit c'est le vent de NW
pneu : Bateau pneumatique. C'est pas local, mais "sur l'eau" un pneumatique c'est un pneu
tchanquées : Est-ce bien nécessaire de donner la définition. Bon allez je flatte mon ego en visant une lecture nationale voire internationnale de ce blog (il est pas beau narcisse ?). Pour celle et ceux qui ne sont pas encore au courant, le terme "tchanquée" revient aux deux cabanes les plus célèbres du bassin d'Arcachon. Situées à proximité de l'île aux oiseaux, ces maisons sur "pilotis" tirent le nom de "tchanque" (chancas) en "gasco-landais" : échasses (les piliers de la première cabane construite en 1883 et renversée par une tempête en 1943, étaient en bois, de pins des Landes...) l'une date donc de 1945 et l'autre de 1948.
Par serge lambert
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Publié dans : lexique
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Dimanche 5 mars 2006
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Bon d'accord vous connaissez, mais pensez aux autres aussi... Allez juste une petite présentation pas trop indigeste j'espère...
A l'origine, la petite mer de Buch était un estuaire, celui d'un fleuve : l'Eyre qui se déversait directement dans l'océan
Le bassin est une mer intérieure de 155km2 . A marée basse il ne reste que 40km2 de chenaux. La différence de niveaux est de 4m80. Pour emplir ce volume, les marées véhiculent une énorme quantité d'eaux à travers les passes encombrées de bancs de sable.
Lors des marées de faible coefficient, 130 millions de m2 sont en transit. En période de vive eaux (90 et sup) ce sont 370 millions de m3 d'eau qui traversent la passe Nord entre les bancs du Toulinguet et le banc d’Arguin et la passe sud entre le banc d'Arguin et la côte au rythme de 17000 m3/seconde.
Attention donc au courant, et plus particulièrement à mi-marée, ou celui-ci peut atteindre 3 et jusqu'à 6 nœuds dans les cas extrêmes.
Conseil (mais vous faites comme vous voulez c'est vous le chef): si vous vous baignez (vous ou vos drôles) depuis un bateau dans un des chenaux principaux : Teychan ou Piquey je ne saurai trop vous conseiller de mettre un bout de quelques mètres à l'eau avec un pare battage qui servira de bouée, ou mieux la bouée fer à cheval (si si celle de l'homme à la mer pour ceux qui ont passé le permis) et de rester à proximité. (conseil non valable si c'est votre belle-mère qui se baigne)
regardez comme en plus il est content !
Par serge lambert
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